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samedi, 16 février 2008

Avel Mor

Avel Mor. Mon nouveau blog...Ca se passe par ici. fcb6d924c9c15e8beeb06b4c1481d476.jpg

samedi, 26 mai 2007

Buvez MoDem-Cola!

medium_cola.jpgLes deux géants de l'industrie des boissons gazeuses se font face depuis des années. Ils sont bien installés, se partagent le marché et, finalement, ne cherchent plus vraiment à se faire concurrence. Leurs poids respectifs sont à peu près équivalents.

Toutefois, cette année, l'UMP-Cola a décidé de frapper un grand coup avec une "nouvelle formule". Il faut dire que les  colas identitaires commençaient à lui grignoter quelques précieuses parts de marché. Du coup, une nouvelle formule, dont le goût se rapproche beaucoup de ces fameux colas identitaires: ça pétille en bouche mais ça laisse un arrière-goût amer.  Grande campagne de publicité. Succès assuré... On a les moyens chez UMP-Cola!

Chez PS-Cola, on s'inquiète un peu. Il faut réagir. La stratégie? Le PS-Cola nouvelle formule? C'est vrai que le PS-Cola mériterait bien d'être revu et corrigé: la boisson a pris un coup de vieux et mériterait un bon relooking. Et puis, c'est bien connu, le PS-Cola, ça vous reste sur l'estomac! Mais, comme chez PS-Cola, ça fait longtemps qu'on n'a plus d'imagination, on va plutôt essayer de faire une OPA sur les petits concurrents, les colas premier prix et le cola bio. On sait bien que ça n'est pas facile la fusion de plusieurs entreprises. Mais a-t'on encore le choix? On appellera ça "United Cola of PS", une bonne campagne de pub, on refait le packaging. Et ça devrait permettre de tenir le choc!

L'histoire aurait dû s'arrêter là... C'était sans compter sur un trouble fête, l'UDF-Cola. On l'avait presque oublié celui-là. Un peu ringard, lancé il y a près de trente ans. Au blind test, l'UDF-Cola a toujours battu ses deux grands concurrents. Mais le produit avait vieilli. La petite entreprise artisanale menaçait de mettre la clé sous la porte. Jusqu'à cette idée d'UDF-Orange-Cola. Boisson branchée... On se l'arrache! Succès immédiat. Pas de pub. Juste le buzz, le bouche-à-oreille.

L'UMP-Cola décide de réagir immédiatement. Les juristes cherchent à récupérer la marque au titre d'un vieil accord de distribution pourtant dépassé. Peine perdue! On décide donc de lancer à fonds perdus une nouvelle filiale: "Nouveau Centre-Cola". Ca devrait marcher, vu le budget englouti pour lancer le nouveau produit. Le problème? C'est que ça a le goût de l'UDF-Cola, la couleur de l'UDF-Cola... mais que ça n'est pas de l'UDF-Cola!

Si on n'a pas beaucoup de moyens chez UDF-Cola, on a, en revanche, pleins d'idées... Et on annonce donc la contre-attaque, le lancement d'une boisson nouvelle génération: MoDem-Cola. C'est à la fois tonique et bio, allégé en sucre et énergisant. Et, contrairement à toute attente, le bouche-à-oreille aidant, ça pourrait bien marcher...

Là, chez UMP-Cola et PS-Cola, on commence à voir rouge. Il faut éliminer ce concurrent qui bouscule l'ordre établi. On débauche les cadres, on cherche à couper les filières d'approvisionnement et à faire pression sur les distributeurs. Rien ne sera épargné pour éliminer le trouble-fête. On frôle parfois l'entente illicite... 

Le petit MoDem-Cola, si prometteur, arrivera t'il à trouver son marché? Possible. Certains consommateurs d'UMP-Cola commencent à trouver que, décidément, cet arrière goût de cola identitaire est très désagréable. Et puis, du côté des fans de PS-Cola, on se demande pourquoi ne pas tenter un produit plus moderne et qui s'avère plus digeste... 

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Heureusement que la politique, ça ne ressemble pas au monde de l'industrie des boissons gazeuses. On ne se bat pas pour une part de marché. On se bat pour ses idées, ses convictions...

Enfin, il parait... c'est ce qu'on m'a dit en tout cas.

vendredi, 25 mai 2007

Bayrou sauvé des eaux

medium_moise.jpgPendant la campagne présidentielle, François Bayrou s'est parfois pris pour Moïse. Guidant le peuple du centre entre les eaux tumultueuses de la droite et de la gauche, il promettait une sorte de terre promise, une démocratie utopique où l'intérêt général serait roi. Folie! Pourtant, il a déplacé les foules et créé un formidable espoir.

Mais, en même temps, qu'il était exaspérant! Encore un qui se prend pour l'homme providentiel! Si sûr de sa bonne étoile, de son destin. 

Et, puis, au milieu du gué, les eaux se sont reformées. Violemment. Soudainement. Ses "bédouins" se sont enfuis, se mettant rapidement à l'abri...

Le petit paysan béarnais n'est pas Moïse. Et c'est tant mieux comme ça. La violence des flots aurait dû l'engloutir.

Mais une main s'est tendue. Puis une deuxième. Une troisième encore. Puis soixante dix mille mains...

François Bayrou n'est pas un homme providentiel. Il est le symbole d'un rêve. C'est rare un rêve en politique. C'est fragile aussi.

Un rêve de démocratie renouvelée. Un rêve que nous ne voulons pas voir s'évanouir. Il doit sa survie politique à ces milliers de mains, à ces inconnus qui ont décidé de l'aider à se relever. Pour que continue l'aventure... Mais avec 70000, 80000, 100000 bédouins, c'est désormais une aventure collective qui commence.

lundi, 30 avril 2007

Contre l'aventure sarkozyste

Electeur de François Bayrou au premier tour, j'ai hésité, je l'avoue. Hésité entre le vote blanc ou le vote pour Ségolène Royal.

J'ai donc arrêté mon choix: le 6 mai, je glisserai un bulletin "Royal" dans l'urne. En aucun cas, je ne me rallie au "pacte présidentiel" de la candidate socialiste. Je fais clairement et le plus sereinement du monde un choix de démocrate contre l'aventure sarkozyste. Je suis donc un "anti-sarko" primaire et je le revendique.

Je fais pourtant partie de ces "électeurs traditionnels du centre" dont on dit actuellement partout qu'ils choisiront "nécessairement", comme par atavisme, le camp sarkozyste. Je suis le courant centriste depuis des années. J'ai même adhéré au CDS dans mes jeunes années (mais je m'y suis ennuyé à l'époque). Le centre étant alors allié au RPR, j'ai donc souvent apporté ma voix à la droite.

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jeudi, 19 avril 2007

Bayrou: la révolte des modérés

medium_Francois-Bayrou-6.jpgQu'est ce qui fait le succès de François Bayrou?

C'est la rencontre entre un homme et une partie des Français.

Entre un homme et la France, serais-je tenté de dire; mais il est encore trop tôt... Ne nous emballons pas! Attendons le 6 mai...

Pour l'instant, François Bayrou porte un espoir pour une certaine catégorie de Français, ceux qu'on n'entend jamais: les modérés, les réformateurs.

Car eux-aussi en ont marre.

Marre des compromissions avec ceux qui réclament « l'interdiction des licenciements » ou ceux qui braillent « les étrangers dehors! ».

Marre des promesses électorales que l'on ne peut pas tenir (« baisser les prélèvements obligatoires de 4 points en cinq ans », « la Présidente du travail pour tous »).

Marre de cette droite qui tourne le dos à ses valeurs sociales et qui enterre le gaullisme,

Marre de cette gauche qui refuse de faire sa mue vers la social-démocratie,

Marre des ces hommes politiques qui reprennent à leur compte les discours de haine au lieu de les combattre,

Marre de ces femmes politiques qui s'enferment dans les discours de « la République compassionnelle ».


François Bayrou est le représentant d'une France qui a plus peur des compromissions que des compromis.

Il prône une autre voie, plus exigeante sans doute: celle du sérieux, de la vérité, de la tolérance, celle aussi du « vivre-ensemble ».

D'après les instituts de sondages, ses électeurs seraient les plus indécis. Indécis, parce que plus réfléchis peut-être. Ils pèsent, soupèsent. Ils analysent. Ils scrutent. Ils vérifient, s'interrogent.

Mais à la fin, ils voteront pour François Bayrou parce qu'il ne leur faut pas laisser passer cette chance, une chance sans-doute unique.

 


lundi, 09 avril 2007

François Bayrou, un homme s'est levé...


16 mai 2006:

François Bayrou vote la motion de censure contre le gouvernement de Villepin (parties 2 & 3).

Un discours magnifique! 

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dimanche, 08 avril 2007

Think different

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mardi, 27 mars 2007

Il n'y aura pas d'effet Le Pen en 2007

Que nous disent les sondages jusqu'à présent?

  • Trois des candidats, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou, se détachent nettement avec des scores entre 20% et 30% de l'électorat;
  • Jean-Marie Le Pen est largement distancé et ne dépasse pas les 13-14% des intentions de vote des Français.

La plupart des commentateurs s'accordent à pronostiquer une remontée de Jean-Marie Le Pen dans les derniers jours de la campagne, comme cela s'était déjà produit en 2002. Il faudrait donc nécessairement ajouter 5 ou 6 points aux scores enregistrés aujourd'hui par le leader du Front National (qui sont pourtant déjà "gonflés" par les "redressements" effectués par les instituts de sondage).

Et s'il n'en était rien...

En 2002, les électeurs du FN ont clairement exprimé un ras-le-bol: l'expression politique d'un sentiment raciste en l'absence de candidat sérieux en mesure de porter ces "aspirations". 

En 2007, la donne politique a nettement changé. Un homme, un candidat, Nicolas Sarkozy, passe son temps à donner, depuis des années, des garanties à l'électorat du Front National. Dernier élément de cette stratégie de conquête de l'électorat d'extrême droite: il promet de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale.

Je pense que le message sera entendu. Contrairement à ce que pense et dit Jean-Marie Le Pen, ses électeurs s'apprêtent à choisir la copie à l'original. La copie, Nicolas Sarkozy, a en effet un avantage certain: celui d'être en mesure de se retrouver au pouvoir.

lundi, 26 mars 2007

Bayrou... évidemment!

Pour moi, voter pour François Bayrou est une évidence. Même s'il se trainait encore à moins de 10% dans les sondages, le Béarnais serait sans aucune hésitation mon choix. Et aujourd'hui qu'il semble en mesure de l'emporter, je ne boude pas mon plaisir. J'espère que son "projet d'espoir" rassemblera un maximum de Français.

Les idées que porte François Bayrou sont les miennes bien-sûr (européen, décentralisateur, "social-libéral"). Mais j'apprécie également la cohérence de son parcours et la force de ses convictions, sa sincérité aussi (voir l'interview donnée au Politic'show).

En ces jours où nous fêtons le cinquantième anniversaire du Traité de Rome, je pense que Bayrou est sans doute le seul à pouvoir réconcilier les Français et l'Europe. Partisan du oui, il saura entendre ceux qui ont dit non, ceux qui ne veulent pas d'une Europe lointaine, technocratique et sans âme.  

 

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